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Une MX-5 pour toute la famille ? 2 000 miles au volant d’une Mazda 3 à boîte manuelle


Pour un constructeur automobile dont la gamme se situe en grande partie dans le courant dominant, Mazda a toujours su tracer une voie agréablement non conventionnelle. Elle a longtemps résisté à la tendance à l’électrification, développant à la place sa technologie inhabituelle d’allumage par compression afin d’optimiser la consommation de carburant de ses moteurs essence et diesel Skyactiv.

Alors que d’autres constructeurs réduisaient la cylindrée de leurs moteurs pour gagner en efficacité, Mazda a poursuivi le même objectif en augmentant la cylindrée de ses moteurs. Son premier véhicule électrique, le MX-30, se distinguait par ses portes arrière à charnières arrière et ses garnitures en liège (ainsi qu’une autonomie désespérément faible) ; même l’engagement de Mazda envers la MX-5 biplace témoigne d’une volonté de s’opposer aux tendances du secteur.

Les exigences législatives, telles que l’obligation britannique relative aux véhicules zéro émission, ne laissent bien sûr que peu de place à la non-conformité ; Mazda n’a donc eu d’autre choix que d’ajouter davantage de véhicules électriques à sa gamme – mais même dans ce cas, on pourrait dire que son accord visant à retravailler des modèles fabriqués par la marque chinoise Changan sort des sentiers battus. Pourtant, ses modèles à moteur à combustion interne conservent une touche d’originalité appréciable – et c’est pourquoi nous avons ajouté la dernière version de la Mazda 3 à hayon à notre flotte.

Alors que des concurrentes telles que la Peugeot 308 et la Volkswagen Golf sont proposées avec une gamme de motorisations comprenant des hybrides purs et rechargeables, la seule Mazda 3 électrifiée se présente sous la forme d’un hybride léger, équipée d’une minuscule batterie et d’un générateur destinés à améliorer la consommation – et dans ce cas précis, ce petit moteur électrique est couplé à un moteur essence e-Skyactiv G de 2,5 litres. Oui, un moteur de 2,5 litres. Dans une berline familiale.

Pour parfaire cette ambiance un peu « à l’ancienne », nous avons opté pour la boîte manuelle à six rapports, car de nos jours, nous avons malheureusement très peu d’occasions de profiter d’une boîte de vitesses manuelle au sein de notre parc d’essais à long terme. Cela devrait également nous permettre d’explorer la réactivité du moteur quatre cylindres en ligne, qui développe une puissance maximale de 138 bhp et un couple de 175 lb ft.



Rachel Burgess, rédactrice en chef du magazine, adore les berlines à hayon pratiques, agréables à conduire et équipées d’un moteur essence ; c’est donc elle qui conduira cette Mazda. Le fait est que cela fait un moment que je n’ai pas eu l’occasion de conduire une voiture à boîte manuelle, et j’avais hâte d’essayer la 3.

Alors, lorsque des problèmes logistiques ont fait qu’il m’était plus facile de prendre livraison de la voiture, j’ai généreusement prêté à Rachel la BMW iX que je conduisais. Elle n’aura qu’à faire face aux regards qu’on lui lancera en conduisant un moment une BMW à 130 000 € ; moi, je prendrai la boîte manuelle à six rapports. Gagnant-gagnant.

La Série 3 est dotée d’un équipement de bon niveau, comprenant un écran tactile de 10,25 pouces, un écran de conduite numérique de 7 pouces, une caméra de recul, un régulateur de vitesse actif et toute une gamme de fonctions d’aide à la conduite.

Les modèles d’entrée de gamme sont proposés à partir de 25 300 €, mais nous avons opté pour la finition « Exclusive-Line », qui coûte 3 080 € de plus et ajoute des jantes en alliage de 18 pouces, des phares LED adaptatifs, des sièges avant chauffants, la climatisation bi-zone, un chargeur sans fil et un système audio Bose à 12 haut-parleurs. La seule option disponible concerne la couleur de carrosserie.

Il convient de noter que le blanc est la seule option sans supplément de prix disponible pour ce prix d’entrée de gamme de 28 380 €, tandis que les autres couleurs sont proposées à partir de 650 €. Nous avons opté pour la teinte la plus chère, le « Soul Red Crystal » à 950 €, qui lui donne un aspect particulièrement élégant.

« Particulièrement élégante » : c’est aussi ainsi que l’on pourrait décrire le design de la Mazda 3 ; il s’agit d’une berline à hayon qui vieillit vraiment avec beaucoup de grâce. Elle est plus basse que bon nombre de ses concurrentes et présente des lignes arrondies et fluides qui lui confèrent une allure et une sensation de classe. Cette génération de Mazda 3 n’a pas beaucoup changé depuis son lancement par Mazda en 2019, mais cela n’a pas d’importance car il n’y a vraiment pas besoin de la modifier.

L’esthétique de l’habitacle est un peu moins dynamique : elle est correcte, mais il y a beaucoup de noir et l’ensemble est un peu fade. Cependant, les matériaux donnent globalement une impression de qualité pour une berline à hayon de moins de 30 000 €, et l’agencement est bien pensé.

L’écran tactile est relativement petit et affleure le tableau de bord, juste au-dessus d’une rangée de boutons et de commutateurs agréables au toucher destinés à la climatisation. Qui aurait cru qu’il pouvait être si facile d’augmenter la température dans une voiture simplement en tournant un cadran ?

On y retrouve également le sélecteur rotatif traditionnel de Mazda pour commander l’écran tactile. L’iX que j’ai conduite est également équipée d’un sélecteur similaire, même si, à en juger par la conception du système d’exploitation, on sent bien que BMW préférerait que vous tapotiez l’écran avec votre doigt.

Mazda adopte une approche différente : la marque continue en effet de désactiver certaines fonctions de l’écran tactile à grande vitesse, vous obligeant à utiliser le bouton rotatif plutôt que l’écran. Un constructeur automobile qui vous oblige activement à utiliser une commande physique plutôt qu’un écran tactile ? Vous voyez, je vous l’avais dit : Mazda reste un peu à part.

Malgré cette touche anticonformiste en matière de cylindrée et de commandes physiques, la Mazda 3 donne dès les premières impressions une conduite agréablement conventionnelle et offre tout ce qu’on peut espérer et attendre d’une berline à hayon à boîte manuelle.

Avec un poids de seulement 1 463 kg, elle semble légère et réactive, et la direction est précise. La boîte de vitesses est bien adaptée au moteur, même s’il faut veiller à être sur le bon rapport pour profiter d’une réponse optimale.

C’est un aspect que nous approfondirons dans les mois à venir, à mesure que nous passerons plus de temps au volant de la Mazda 3. Mais c’est un moment que nous attendons avec impatience, notamment parce qu’une berline à essence à boîte manuelle – le type de voiture qui a dominé le marché automobile britannique pendant des décennies – semble délicieusement atypique. Exactement comme Mazda le souhaiterait, soupçonne-t-on.

Mise à jour n° 2 : est-elle vraiment pratique ?

Comme je l’ai mentionné, c’est la rédactrice en chef Burgess qui doit prendre le volant de cette Mazda 3, mais j’ai récupéré les clés pour un petit moment pendant qu’elle essaie de caser ma BMW iX dans son allée.

Alors, avec à ma disposition pendant quelques semaines une citadine compacte, légèrement sportive, à essence et à boîte manuelle, où devrais-je me rendre ? Sur une route de campagne sinueuse de deuxième catégorie, sans doute ? Malheureusement, non. Direction la déchetterie. Je ne me suis pas très bien organisé, n’est-ce pas ?

Ce trajet jusqu’à la déchetterie – une tradition pour les véhicules de notre flotte d’essais à long terme – s’est avéré nécessaire après qu’un récent grand nettoyage de la maison a mis au jour un gros tas de bric-à-brac couvert de poussière dont je n’ai plus besoin. (Un lecteur VHS, ça intéresse quelqu’un ?) Dans un gros SUV comme l’iX, j’aurais pu tout charger sans même rabattre les sièges arrière. Mais je suis fermement convaincu que les berlines à hayon restent un excellent choix pour beaucoup, c’était donc l’occasion de prouver qu’elles peuvent encore être pratiques.

Mazda facilite le rabattement des sièges arrière de la 3 et, même s’ils ne se rabattent pas tout à fait à plat, cela offre tout de même beaucoup d’espace. Le profil relativement bas du toit de la Mazda et son arrière incliné ne permettent pas d’obtenir une ouverture de coffre des plus pratiques ; il m’a donc fallu un peu de mal pour y faire rentrer un mini-réfrigérateur en panne. Mais j’ai été surpris de voir à quel point la 3 pouvait en contenir autant. J’aurais même pu en mettre encore plus.

Le trajet entre chez moi et le centre de recyclage de Richmond-upon-Thames est court, mais la route est parsemée d’ornières et de dos d’âne – le genre d’obstacles qui peuvent s’avérer particulièrement désagréables dans une berline à hayon chargée à bloc. La suspension de la Série 3 est plutôt ferme pour une berline, ce qui améliore la tenue de route mais n’est pas idéal lorsqu’elle est à pleine charge. Elle a toutefois su garder son sang-froid sur les bosses.

Mon centre de recyclage local dispose de places de stationnement étroites et applique à la perfection une politique d’« entrée en marche arrière » pour une efficacité maximale. Bien que ma vue vers l’arrière dans le rétroviseur central fût obstruée par les déchets, l’encombrement réduit de la S3 m’a permis de commencer à décharger avant même que l’Audi Q5 arrivée avant moi ne se soit correctement alignée.

Mieux encore, une fois mes déchets déposés, j’ai fait un détour en sortant de Londres pour rentrer chez moi, à la recherche d’une route secondaire sinueuse, afin de profiter de la Série 3 dans son environnement le plus naturel. Et j’ai vraiment apprécié ce moment.

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Mise à jour n° 3 : une jauge de carburant suffit

La Mazda est équipée de cadrans physiques à l’ancienne, mais elle dispose également de quelques petits écrans numériques personnalisables. Si vous le souhaitez, l’un d’entre eux peut afficher une jauge de carburant virtuelle – bien que la 3 en possède déjà une physique non loin de là. Si vous êtes pointilleux sur les détails, vous serez agacé de constater que les deux jauges ne s’alignent souvent pas tout à fait. C’est un détail très mineur, mais tout de même agaçant.

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Mise à jour n° 4

Une MX-5 pour toute la famille ? La Mazda 3 à boîte manuelle est un vrai plaisir au quotidien

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Mise à jour n° 5 : les commandes physiques sont les bienvenues

Admirez cette innovation radicale, illustrée ci-dessus : un cadran rotatif entouré de gros boutons tactiles permettant de contrôler les fonctions clés du système d’infodivertissement. Si je veux revenir à Google Maps sur Apple CarPlay, j’appuie par exemple sur le bouton en haut à droite. C’est simple et cela distrait très peu. Davantage de constructeurs devraient s’en inspirer. Ah mais attendez, ils l’ont déjà fait…

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Mise à jour n° 6 : Plus spacieuse qu’un SUV ?

Après avoir passé ces derniers mois dans des voitures imposantes comme la Volkswagen Tayron et la BMW iX, je me demandais comment j’allais m’adapter à la Mazda 3, plus petite, d’autant plus que je suis encore en train de m’installer dans ma nouvelle maison et que j’ai souvent des objets volumineux à transporter chez moi ou à la déchetterie.

Un exemple typique : un grand parasol que j’ai dû transporter par une journée caniculaire. Il est si grand qu’il dépasse presque les dimensions de mon jardin, mais je n’aurais pas dû m’inquiéter. Il a facilement trouvé sa place dans la Mazda 3. Je n’ai même pas retiré la plage arrière ni rabattu les sièges arrière, tant j’avais hâte de retrouver la climatisation sous cette chaleur étouffante.

Mieux encore, comme la Série 3 est relativement compacte, elle est assez facile à manœuvrer même lorsqu’elle est pleine. À quelques reprises, ma vue par la lunette arrière a été obstruée, mais cela n’a pas posé de gros problème car la voiture est courte et la caméra de recul est de bonne qualité.

Cela dit, les rétroviseurs extérieurs sont plus petits que ce à quoi je m’attendais. Je pense que c’est parce que je suis désormais habitué aux SUV, qui ont généralement des rétroviseurs bien plus grands, mais cela a tout de même nécessité une période d’adaptation et j’ai dû passer du temps à m’assurer qu’ils étaient correctement réglés pour pouvoir en tirer pleinement parti.

Je suis de retour au volant de la Série 3, après un échange logistique nécessaire avec l’iX de mon collègue James Attwood, et je suis ravi de conduire ce que je considère comme le cœur du monde automobile : une berline à hayon. Ces voitures étaient à leur apogée quand j’étais jeune adulte et j’ai toujours pensé qu’elles étaient les voitures polyvalentes par excellence et plus jolies que les berlines, un autre style très populaire à l’époque mais moins aujourd’hui.

Pour être honnête, il y a encore beaucoup de berlines à hayon sur le marché, mais on a tendance à les oublier car les SUV sont désormais bien plus nombreux.

Cette expédition pour acheter un parasol, sans compter les nombreux allers-retours aux boutiques caritatives et les déchets toujours plus nombreux de mon enfant de cinq ans, ne font que prouver à quel point la Série 3 est pratique – à un point surprenant. Elle m’a toujours semblé être un modèle axé sur le design plutôt que sur l’optimisation de l’espace intérieur, et pourtant, elle offre un espace bien agencé tant dans le coffre que dans l’habitacle.

Comme elle est basse et que l’intérieur est très sombre, elle peut paraître assez petite à première vue, mais une fois à l’intérieur, on a l’impression qu’elle est comparable à la Volkswagen Golf. D’un point de vue technique, elle dispose d’environ 40 litres de coffre en moins qu’une Golf et d’environ 1 cm d’espace pour les jambes à l’arrière en moins.

L’un des avantages de passer à la 3 après avoir conduit de gros SUV est la facilité avec laquelle je peux la garer devant chez moi. Comme beaucoup de maisons au Royaume-Uni, ma nouvelle maison dispose d’une allée très courte, ce qui signifie que même lorsque je recule la Tayron et l’iX jusqu’au mur, elles dépassent un peu sur le trottoir.

Ce n’est pas le cas de la Série 3, ce qui signifie non seulement que je passe un peu moins de temps à la garer avec précision, mais cela facilite aussi la vie des piétons. Je comprends l’attrait d’une voiture plus grande, mais c’est agréable d’avoir un véhicule qui s’intègre parfaitement au Royaume-Uni, que ce soit dans mon allée ou dans les places de stationnement publiques exiguës.

En plus, je n’ai pas à m’inquiéter des regards légèrement agacés de mes nouveaux voisins…

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Mise à jour n° 7 : Dans l’esprit de la MX-5

Quelle est la meilleure Mazda ? Il n’y a qu’une seule réponse : la MX-5. Seule voiture à avoir obtenu cette année cinq étoiles lors des essais routiers d’Autocar, malgré ses 11 ans d’âge, elle a également été désignée comme notre modèle préféré dans notre classement des 50 meilleures voitures. On ne peut guère rêver mieux comme distinctions.

L’un de mes plus beaux souvenirs de week-end est un magnifique voyage estival dans le nord du Norfolk à bord de la MX-5 de quatrième génération (première série) d’un de mes amis. La vie était belle, et l’expérience au volant de la MX-5 y était pour beaucoup. Je sais qu’une autre de mes amies, qui m’a rendu visite récemment au volant de son modèle (photo), apprécie tout autant ce sentiment de bien-être. Ma 3 partage-t-elle donc certains des atouts de cette célèbre lignée de roadsters ? Heureusement, oui.

J’ai un peu honte de l’avouer, vu mon métier, mais comme je n’étais pas en grande forme ces derniers temps et que j’avais l’habitude du confort sans effort d’une BMW iX, je n’étais pas vraiment emballé à l’idée d’une boîte de vitesses manuelle. Tout bien considéré, je voulais juste quelque chose de simple et pratique.

Quel idiot j’ai été ! Cette voiture est tellement satisfaisante et agréable à conduire. Honnêtement, je suis surpris. Je n’avais pas d’idées préconçues selon lesquelles cette voiture serait mauvaise en soi, mais je ne m’attendais pas à ce qu’elle procure autant de plaisir.

La Série 3 n’est pas une « hot hatch », mais elle n’en est pas loin. La direction est précise, directe et bien calibrée, et les changements de vitesse sont tout simplement… excellents. Je ne saurais trop en dire du bien. Elle ne donne pas l’impression d’être très rapide, mais elle l’est tout de même plus que ne le laisse supposer son temps de 9,5 secondes pour passer de 0 à 62 mph.

Récemment, en rentrant tard de nuit de l’aéroport, j’ai découvert que la M1 était fermée de manière inattendue et j’étais assez agacé de devoir la contourner par une très longue déviation. Mais le côté positif, c’est que j’ai pu profiter pleinement de la Série 3 sur des routes sinueuses et dégagées.

C’est à ce moment-là que je me suis demandé pourquoi j’avais toujours aimé les berlines à hayon, en particulier celles qui sont dynamiques. La Série 3 est un parfait rappel de leur charme.

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Bilan final : la berline à hayon tire sa révérence… mais nous a-t-elle convaincus ?

Aviez-vous oublié la Mazda 3 ? Ce serait compréhensible, dans un monde où les nouvelles marques et les nouveaux modèles se succèdent sans cesse, et où l’on ne cesse de parler de véhicules électriques.

Mais la 3 continue discrètement de marquer les esprits dans les classements de ventes de Mazda, puisqu’elle figure parmi les trois modèles les plus vendus de la marque depuis deux ans. C’est d’autant plus remarquable que la plupart des chiffres de vente sont faussés par le fait que les constructeurs automobiles doivent privilégier les véhicules électriques pour éviter de lourdes amendes réglementaires.

La 3 semble pourtant anachronique, côtoyant les véhicules électriques qui envahissent les concessions. Il s’agit d’une berline à hayon à boîte manuelle équipée d’un moteur essence de 2,5 litres et dont le prix est inférieur à 30 000 €. Combien de fois avez-vous lu cela dans un essai ou un rapport sur une voiture neuve au cours des deux dernières années ?

La S3 ne représente peut-être pas la voiture à la mode, mais ce serait minimiser le plaisir qu’elle procure au volant et au quotidien.

La marque Mazda est un choix atypique, mais elle produit discrètement des voitures pour la plupart correctes (la MX-5 est exceptionnelle, tandis que quelques autres sont médiocres). J’ai apprécié à la fois le choix discret et original d’une berline à hayon dans un monde dominé par les SUV, et le fait qu’elle soit légèrement plus rare et moins évidente qu’une Volkswagen Golf ou même une Toyota Corolla, par exemple.

Je n’ai jamais été totalement convaincu par son arrière, mais la couleur éclatante, cette peinture « Soul Red Crystal » classique de Mazda (une option à 950 €), resterait mon choix sans hésiter, encore et encore.

Je me suis désormais largement habitué à un monde où les démarrages sont silencieux, si bien que le moteur de 2,5 litres me semble bruyant lorsque je démarre la voiture dans ma rue calme. Mais cette impression s’estompe rapidement, et je n’ai pas une seule fois remarqué que le moteur était bruyant ou rugissant pendant un trajet, ce qui ne peut être qu’un bon signe.

Bien qu’elle affiche une cylindrée de 2 488 cm³, la Série 3 ne développe qu’une puissance modeste de 138 bhp, ce qui se traduit par un temps de 0 à 62 mph plutôt tranquille de 9,5 secondes. Malgré cela, elle ne m’a jamais donné l’impression d’être à court de puissance, que ce soit sur les routes départementales ou sur l’autoroute. Ajoutez à cela une direction précise et une boîte manuelle très agréable, déjà saluées dans des essais précédents, et vous obtenez une voiture étonnamment agréable à conduire. (Elle est également disponible en version automatique, si je ne parviens pas à vous convaincre que la boîte manuelle en vaut la peine.)

Elle s’est également révélée pratique. Le fait qu’elle s’intègre parfaitement dans mon allée très courte est un vrai plus, et son habitacle est bien agencé. L’intérieur entièrement noir – ce qui n’est pas rare chez les marques japonaises – peut parfois sembler un peu étouffant, mais l’avantage est qu’il semble contribuer à lui donner un aspect soigné, propre et frais, plus que d’autres options. Le coffre est, sur le papier, plus petit que celui de ses concurrents, mais là encore, il est bien conçu pour optimiser l’espace et la facilité d’accès.

Le système d’infodivertissement et les commandes peuvent paraître dépassés par rapport à des écrans tactiles deux fois plus grands – ce qui n’est pas surprenant étant donné que la S3 Mk4 a été lancée il y a sept ans –, mais ils ont vraiment bien rempli leur rôle en facilitant la vie. L’écran était suffisamment grand et les différents boutons et molettes, notamment celui de la console centrale, rendaient les commandes au volant plus simples et plus sûres que dans de nombreux modèles contemporains.

Dans de nombreuses voitures neuves, il n’est souvent pas intuitif de basculer entre Apple CarPlay et la radio ; ici, il suffit d’appuyer sur le bouton en haut à droite du carré de la console centrale (photo de droite) pour revenir directement à Google Maps sur CarPlay. Ce sont ces petits détails, pourtant importants, qui garantissent une conduite avec un minimum de distraction.

À bien des égards, le charme de la Série 3 réside dans le fait qu’elle est, pour l’essentiel, sans surprise. Sa tenue de route mérite des éloges, grâce notamment à cette direction et à la boîte manuelle, mais à tous les autres égards, elle se contente de remplir discrètement son rôle.

Elle ne présente ni innovations majeures ni particularités excentriques (même si j’ai bien apprécié le petit compartiment de rangement rétro situé à droite du volant), mais c’est en revanche une voiture stable et solide qui fait exactement ce qu’on attend d’elle – sans le moindre bug logiciel à l’horizon. Il faut également saluer l’intégration des systèmes d’aide à la conduite (ADAS), qui sont présents juste ce qu’il faut mais si discrets que je n’ai pas cherché une seule fois à désactiver l’un de ces systèmes. Voilà une véritable nouveauté.

J’ai apprécié chaque trajet à bord de cette voiture – même lorsque je pensais que la boîte manuelle serait une corvée, comme lorsque ce trajet de 25 minutes m’a finalement pris 90 minutes (merci, la M25).

Ce type de voiture n’a sans doute pas un avenir très long, mais la Série 3 réussit remarquablement à rester authentique et « à l’ancienne » là où il le faut, tout en intégrant les aspects positifs et/ou indispensables de la modernité. Si vous faites encore partie des adeptes des moteurs à combustion et des non-SUV, alors la 3 devrait sans aucun doute figurer sur votre liste. Et tout cela pour moins de 30 000 €.

DONNÉES D’ESSAI : MAZDA 3 E-SKYACTIV G 140 PS EXCLUSIVE-LINE
KILOMÉTRAGE
Au départ 392
À la fin 2 302
PRIX
Prix catalogue à l’état neuf 28 380 €
Prix catalogue actuel 28 400 €
Prix du modèle testé 29 330 €
OPTIONS
Peinture « Soul Red Crystal » 950 €
CONSOMMATION ET AUTONOMIE
Consommation annoncée 47,9 mpg
Réservoir de carburant 51 litres
Moyenne des essais 42,3 mpg
Meilleur résultat aux essais 45,1 mpg
Pire résultat aux essais 39,9 mpg
Autonomie en conditions réelles 475 miles
POINTS FORTS TECHNIQUES
0-62 mph 9,5 s
Vitesse maximale 128 mph
Moteur 4 cylindres en ligne, 2 488 cm³, essence, avec ISG
Puissance maximale 138 bhp à 5 000 tr/min
Couple maximal 176 lb-ft à 3 300 tr/min
Boîte de vitesses Manuelle à 6 rapports, traction avant
Coffre 330 litres
Jantes 7,0 J x 18 pouces, en alliage
Pneus 215/45Z R18, Toyo Proxes
Poids à vide 1 463 kg
COÛTS D’ENTRETIEN ET D’EXPLOITATION
Loyer de location longue durée 275 € par mois
Émissions de CO₂ 135 g/km
Frais d’entretien Aucun
Autres frais Aucun
Frais de carburant 320,87 €
Coûts d’exploitation, carburant compris 320,87 €
Coût au mile 17 pence
Pannes Aucune