BMW M135i xDrive 2022 : essai routier


Qu’est-ce que c’est ?

Lorsque la BMW Série 1 est passée à la traction avant en 2019, elle avait quelque chose à prouver, et avec la BMW M135 xDrive à quatre roues motrices, qui a appâté la Volkswagen Golf R, elle a démontré qu’elle pouvait construire une voiture à hayon efficace, tout en conservant l’aspect  » premium  » coûteux d’une BMW.

Et maintenant, elle a reçu une mise à jour. Il ne s’agit pas d’un véritable lifting, qui n’est pas prévu avant 2024, et à l’exception de quelques nouvelles options de peinture, comme le jaune Sao Paulo sur les photos, les changements sont purement mécaniques.

L’objectif, selon les ingénieurs, était de créer un large éventail pour la M135i en tant que gamme de modèles en concentrant la suspension M Sport standard comme le choix des passionnés de conduite, tout en préservant les capacités de la voiture à suspension adaptative en tant que voiture polyvalente.

À cette fin, toutes les versions reçoivent plus de son par les haut-parleurs, un vecteur de couple plus alerte au freinage, un xDrive réajusté et des pneus Michelin Pilot Sport 4, mais les voitures équipées de la suspension M Sport reçoivent de nouveaux ressorts et amortisseurs, un carrossage avant de deux degrés, des pneus Michelin Pilot Sport 4S sur des roues de 19 pouces et des bagues et supports plus rigides au bénéfice de la précision de la direction.

Comment c’est ?

Les changements ont définitivement séparé les deux versions. L’équilibre du châssis sur les deux est toujours le même, en ce sens que la M135i donne l’impression d’être une voiture à traction avant à l’adhérence infinie plutôt qu’un déhanchement à la Ford Focus RS. Les modifications visant à réduire l’effet de couple ont fonctionné, car il n’y en a pas.

La M135i est également plus agile qu’auparavant grâce au vecteur de couple amélioré, ou « Performance Control » en langage BMW. Si vous vous engagez dans un virage à la limite de l’adhérence, vous pouvez sentir le système agir sur les freins intérieurs pour corriger la trajectoire de la voiture. C’est un peu artificiel et pas particulièrement subtil, mais c’est tout de même un ajout amusant.

Après avoir conduit les deux versions, cependant, je ne suis pas convaincu que le niveau de précision du châssis de la suspension sport vaut la peine d’une conduite sans compromis. Il tourne avec un peu plus d’immédiateté et, grâce aux Pilot Sport 4S plus larges, les vitesses de virage peuvent être plus élevées, mais il est toujours gêné par la direction peu communicative et il ne résout pas l’équilibre du châssis légèrement dépourvu d’humour. Est-elle plus amusante sur la route ? Pas nécessairement.

Les amortisseurs adaptatifs, qui ne coûtent que 500 € de plus, constituent un compromis bien plus appétissant. La configuration n’est pas seulement plus douce, elle est aussi mieux amortie, ce qui profite grandement à la conduite quotidienne. Le léger surcroît de roulis compense l’engourdissement de la direction pour vous faire comprendre ce qui se passe, et la réduction de l’adhérence des pneus Pilot Sport 4  » ordinaires  » plus étroits rend la voiture un peu plus joueuse à vitesse de croisière.

Les modes du groupe motopropulseur reflètent un contraste similaire. En mode confort, vous obtenez un peu d’écorce d’échappement synthétisée et de légers bruits sourds de la boîte de vitesses lors des passages à fond. Le mode Sport vous frappe à la tête avec un véritable tronc d’arbre de bruit d’échappement synthétisé, avec de faux pops et bangs et des coups de pied de style manuel automatisé à embrayage unique sur les changements de vitesse.

En général, la boîte de vitesses à huit rapports avec convertisseur de couple ressemble plus à un double embrayage dans ses vitesses de changement de vitesse, mais aussi dans la légère maladresse dont elle fait preuve lorsqu’on lui demande de passer un rapport auquel elle ne s’attendait pas. Elle réagit rapidement aux palettes en montée, mais peut parfois refuser de rétrograder.

Devrais-je en acheter une ?

BMW a effectivement transformé la M135i en deux voitures : l’une offre plus de drame et de capacité ultime, l’autre plus de nuance et de facilité d’utilisation au quotidien. Après une brève rencontre, la voiture aux roues plus modestes et à la suspension adaptative semble être l’ensemble le plus cohérent, mais c’est surtout une question de préférence personnelle, et il ne fait aucun doute que le choix est une bonne chose à avoir.

Un autre élément qui plaide en faveur de la M135i est son prix. 38 470 €, ce n’est pas une petite somme, mais cela la rend moins chère que l’Audi S3 Sportback, la Mercedes-AMG A35 et même la Volkswagen Golf R. Une BMW s’avère être l’option abordable. Qui l’aurait cru ?