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Essai de la Vauxhall Corsa GSE : cette voiture électrique fougueuse est un loup déguisé en agneau


Alors que les petites voitures sportives à essence se font de plus en plus rares de nos jours, le marché des petites voitures électriques performantes ne pourrait guère connaître une expansion plus rapide.

Parmi les modèles aux lignes les plus jeunes, on trouve l’Alpine A290, l’Abarth 500e et la Cupra Raval VZ, tandis que la Mini JCW Electric et la future Volkswagen ID Polo GTI constituent des alternatives plus matures.

La dernière venue dans cette catégorie, cependant, la Corsa GSE de Vauxhall, pourrait bien être la plus séduisante du lot : avec ses 277 bhp et son différentiel à glissement limité mécanique, elle promet plus de puissance et de dynamisme que ses concurrentes, le tout pour un prix très compétitif de 32 995 €.

Pour ceux qui doutent qu’elle soit la véritable héritière de ses aînées, la Corsa VXR et les GTE/GSE, sachez-le : elle est à la fois plus rapide et moins chère qu’une Volkswagen Golf GTI Mk8.5.



DESIGN ET STYLE

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Avec pour seules marques distinctives un jeu de jantes de 18 pouces inspirées de la Nova GTE et des étriers de frein jaune vif, le design de la Corsa GSE est relativement sobre pour une « hot hatch » électrique. Mais en y regardant de plus près, le châssis abaissé de 25 mm, les voies élargies et le carrossage négatif laissent deviner les améliorations apportées.

Pour les connaisseurs, ce design est brillamment fonctionnel. Le pare-chocs avant est doté d’un splitter plus affûté, mais sans teintes de peinture vives. (Ni de « faux bruits d’échappement » externes), la GSE est loin d’être aussi tapageuse qu’une Abarth 500E.

Face à la concurrence, la GSE s’apparente donc davantage à un loup déguisé en agneau. Avec ses 277 bhp et son accélération de 0 à 62 mph en 5,5 secondes, la Corsa haut de gamme affiche les performances les plus percutantes de sa catégorie. Elle s’appuie sur un châssis équipé des mêmes butées hydrauliques et du mêmeque ses consœurs Stellantis de la gamme GSE, l’Abarth 600e et l’Alfa Romeo Junior Veloce, dont nous savons déjà qu’elles sont des véhicules électriques très excitants à conduire. Naturellement, la GSE dispose de ses propres rotules de suspension et de sa propre géométrie.

Par rapport à ses cousines du groupe, la GSE est la plus basse et sa batterie de 54 kWh est donc la plus proche du bitume. De plus, avec un poids à vide de 1 554 kg, elle est plus légère que ses sœurs. En effet, jusqu’à l’arrivée de la Peugeot e-208 GTi plus tard dans l’année, la Corsa peut se targuer d’être la version la plus sportive de la configuration à 277 bhp de Stellantis.

Cela signifie qu’elle offre à peu près la même autonomie théorique, avec 221 miles annoncés pour les véhicules équipés de pneus Michelin Pilot Sport 4S de série, ou 232 miles pour ceux équipés de pneus Hankook plus écologiques.

INTÉRIEUR

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Une paire de sièges avant baquets et des détails jaune vif, notamment sur les ceintures de sécurité, insufflent une ambiance « hot hatch » bienvenue à l’habitacle de la GSE. Et ça tombait bien, car l’habitacle de base est pour le moins fade. Les couleurs sobres des garnitures, gris et noir, ainsi que les deux écrans de 10 pouces manquent de fantaisie par rapport aux éléments numériques plus élégants de l’A290 et à l’écran rond original de la Mini.

L’habitacle est au moins fonctionnel, avec des commandes manuelles pour les fonctions essentielles telles que la climatisation et le volume, ce qui vous permet de vous concentrer sur la prise en main du volant, large mais bien positionné, revêtu de cuir perforé et d’Alcantara sur le dessus.

La position assise est très bonne : elle vous place suffisamment bas pour vous donner une sensation sportive, tandis que la recharge sans fil pour téléphone portable et les sièges chauffants de série constituent des touches de bon sens.
Sam Sheehan
Rédacteur en chef adjoint

Les passagers arrière ne sont pas aussi bien lotis, surtout s’ils mesurent plus que la moyenne. L’espace pour les jambes et la hauteur sous pavillon sont restreints, à tel point que toute personne mesurant plus de six pieds aura du mal à s’y installer.

À la décharge de la Corsa, cela vaut également pour l’A290, ce qui ne semble pas avoir nui à sa popularité en Grande-Bretagne. Mais même si la plupart des clients potentiels sont des célibataires ou des couples, le fait que le coffre de 267 litres de la Corsa soit inférieur de 61 litres à celui de l’Alpine pourrait nuire à son attrait.

MOTEURS ET PERFORMANCES

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Ses éventuels défauts en matière de praticité sont largement compensés par ses performances. Face à la concurrence, c’est de loin la plus exaltante à pleine puissance, comme en témoignent ses chiffres techniques : non seulement elle affiche 60 bhp de plus que l’A290 GTS, mais elle offre également 23 hhp de plus que la JCW Electric.

Grâce à son différentiel à glissement limité qui répartit le couple, le départ en trombe offre une prise de route impressionnante et une poussée très satisfaisante, tandis que même les demandes de puissance en plein virage sont satisfaites par une traction si bonne qu’il est pratiquement impossible de provoquer un sous-virage.

À grande vitesse, le bruit de la route est légèrement plus présent dans la GSE, mais dès que l’on ralentit, l’ambiance devient très raffinée. Grâce au freinage régénératif réglable en deux modes, que l’on peut intensifier ou désactiver via le bouton « B » du sélecteur de mode de conduite, vous pouvez rendre la Corsa plus souple et plus efficace, ou lui donner une sensation plus naturelle lors du freinage.

Le système de freinage comprend d’ailleurs des étriers avant Alcon à quatre pistons, qui offrent une puissance de freinage élevée et constante, même sur circuit. Ils contribuent à la sensation de cohésion et de précision qui caractérise la configuration améliorée de la GSE.

CONFORT DE ROULAGE ET TENUE DE ROUTE

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Les pneus Michelin très adhérents de notre voiture ont contribué à éviter tout sous-virage indésirable, mais on sent vraiment la mécanique sous-jacente à l’œuvre pour propulser cette voiture à traction avant à la sortie de chaque virage.

Mieux encore, si vous heurtez une bosse en plein virage ou si vous déstabilisez le châssis par des manœuvres agressives, l’amortissement de la GSe maintient la carrosserie sous contrôle. L’adhérence est telle aux deux extrémités de cette voiture de quatre mètres de long que vous vous sentez encouragé à aborder chaque virage successif à plus grande vitesse et à en sortir plus tôt. Elle n’est pas aussi ludique à l’arrière qu’une A290, mais cette compétence implacable la rend presque certainement plus rapide d’un point à un autre,

Cela vaut aussi bien sur le circuit de Croft que sur les fantastiques routes secondaires du Yorkshire du Nord qui l’entourent, même si les tronçons les plus cahoteux de ces dernières donnent parfois l’impression que la Corsa est un peu raide.

Il est intéressant de noter que la nervosité occasionnelle de la GSE est plus marquée à faible vitesse ; les charges exercées à vitesse élevée permettent sans doute aux ressorts et aux amortisseurs d’absorber plus efficacement les irrégularités de la chaussée. Elle n’est jamais trop dure, mais son comportement est certainement plus sportif en permanence que celui de l’A290 en particulier.

VERDICT

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Il est clair que même l’autonomie annoncée de plus de 200 miles de la Corsa GSE s’avère un peu juste lorsqu’il s’agit de s’aventurer sur des routes secondaires rapides. Mais de qui se moque-t-on ? Un pied droit un peu trop lourd pourrait facilement rendre irréaliste l’atteinte d’une autonomie de 155 miles, même. Il s’agit certes d’un problème commun à tous les concurrents de la GSE, mais les acheteurs qui s’attendent à retrouver la liberté des anciennes Vauxhall portant les badges VXR, GIE et GSE risquent d’être déçus.

Cela dit, pour ceux qui sont habitués aux petits véhicules électriques, la GSE offre des temps de recharge rapide compétitifs grâce à sa compatibilité 100 kW, permettant une recharge de 10 à 50 % en 30 minutes, ce qui la place devant la Mini, plus onéreuse, et juste derrière la Cupra Raval VZ à cet égard. C’est un critère important pour les « hot hatches » que l’on a envie de conduire à fond, même si la plupart des propriétaires de petits véhicules électriques ont tendance à les recharger pendant la nuit.

Le prix de la Corsa GSE renforce encore son argumentaire : la Vauxhall peut ainsi se targuer d’être moins chère que ses concurrentes, avec pour seules rivales en dessous d’elle les A290 GT et 500E, nettement moins puissantes. Ajoutez à cela une garantie correcte, même si elle n’est pas la meilleure de sa catégorie, de trois ans ou 100 000 miles (et de huit ans pour la batterie), et la Corsa apparaît comme un choix à la fois rapide et judicieux sur le plan financier.