Volkswagen Arteon Shooting Brake 1.4 Essaie de laSTI eHybrid 2020



Qu’est-ce que c’est ?

L’Arteon annonçait un look beaucoup plus affûté et une plus grande dynamique de vente que l’ancien CC à son arrivée en 2017. Pourtant, son attrait se limitait à une carrosserie de type fastback, qui ne pouvait tout simplement pas offrir le côté pratique que de nombreux acheteurs potentiels recherchaient.

Ce problème a maintenant été résolu avec l’Arteon Shooting Brake, une Volkswagen exceptionnellement extravertie qui combine l’élégance visuelle d’un coupé avec la polyvalence d’un break.

Aux subtils changements de conception du nouveau fastback Arteon, le Shooting Brake ajoute une partie arrière unique, comprenant une ligne de toit plus longue, une serre plus effilée, des montants D proéminents et un hayon incliné. Ce n’est donc qu’en hauteur que les frères et sœurs diffèrent, le fastback mesurant 1428 mm de haut et le break 1447 mm.

Les deux variantes d’Arteon sont proposées ici avec quatre moteurs révisés à quatre cylindres turbocompressés. Il s’agit d’un 1,5 litre d’essence de 148 ch, d’un 2,0 litres d’essence de 188 ch et de diesels de 2,0 litres, soit 148 ch et 197 ch. Tous sont à traction avant et, dans la plupart des cas, le choix entre une boîte manuelle à six vitesses ou une boîte à double embrayage à sept vitesses.

Les nouveaux Arteon R et Arteon Shooting Brake R, qui sont équipés du moteur turbo 2,0 litres EA888 de 316 chevaux, seront également disponibles, mais pas avant le printemps prochain.

Toutefois, c’est le nouveau système eHybrid qui intéresse le plus la plupart des clients. Elle utilise la chaîne cinématique hybride rechargeable de la Passat GTE, avec un moteur à essence turbo quatre cylindres de 1,4 litre de 154 ch et un moteur électrique de 113 ch monté sur la boîte de vitesses.

L’énergie est fournie par une batterie de 13 kWh montée dans le plancher du coffre, ce qui donne une autonomie de 33 miles à une vitesse de 87 miles par heure, contribuant ainsi largement aux émissions officielles de CO2 de seulement 25g/km.

A quoi ça ressemble ?

Comme pour la Passat GTE, vous pouvez sauter dans l’Arteon eHybrid et partir sans même y penser. Si la batterie est suffisamment chargée, elle démarre et repart toujours silencieusement, motivée par les seuls électrons.

Mais pour en tirer le meilleur parti, il est utile de se familiariser avec les modes de conduite, qui sont nombreux. Outre les modes Eco, Comfort, Normal et Sport que l’on trouve dans tous les Arteon équipés d’amortisseurs adaptatifs, il en existe trois autres pour l’eHybrid : E-mode pour la conduite uniquement électrique, Hybrid pour une combinaison moteur-moteur et GTE pour des performances maximales.

Le Step-off et l’accélération urbaine sont raisonnablement forts en E-mode. Et il n’y a pratiquement aucune traînée mécanique, si ce n’est qu’un léger freinage régénératif s’applique dans les descentes.

Mais il ne faut pas grand-chose pour déclencher le mode hybride. En appuyant fortement sur l’accélérateur ou sur l’écran tactile, le moteur s’allume en douceur. La combinaison des deux sources d’énergie est assez impressionnante, même si le processus n’est pas exactement homogène.

Ainsi configuré, le couple passe de 243 à 295 livres par pied, ce qui rend la voiture nettement plus vivante. Les efforts combinés du moteur et de la motorisation lui confèrent des qualités de croisière décontractées à mi-régime et une accélération rapide lorsque vous poussez fort. Et le moteur est bien isolé, ce qui ajoute à la sensation de raffinement accrue que procure le moteur.

Le mode GTE n’augmente ni la puissance ni le couple et ne donne pas à l’Arteon une sensation de vitesse plus rapide qu’en mode hybride, mais il empêche le moteur de s’éteindre et la boîte de vitesses de se désaccoupler, ce qui lui donne une réponse forte, voire une sensation plus déterminée.

Bien qu’elle soit beaucoup plus lourde que les modèles Arteon ordinaires, avec ses 1734 kg, l’eHybrid est amusante à conduire. Sa direction à rapport variable est légère mais extrêmement précise et donne une bonne réponse lorsque vous la décentrez, ce qui la rend facile à manœuvrer en ville. Il faut dire qu’elle ne donne pas beaucoup de sensations ou de réactions, cependant.

La direction reste légère sur les routes de campagne plus rapides mais devient plus vive, tandis que la tension des amortisseurs assure une bonne maîtrise de la carrosserie, avec une construction en pente progressive dans les virages.

Il s’agit d’une voiture sûre, avec une tenue de route fiable et une bonne traction lorsqu’elle est conduite à la fois à l’essence et à l’électricité.

Les alliages 19 pouces et les pneus à profil bas, disponibles en option, ne rendent pas service à la conduite, la rendant plus agitée à basse vitesse et laissant les bosses se faire sentir. Cependant, il se stabilise considérablement à vitesse élevée et devient beaucoup plus confortable.

À l’intérieur, l’Arteon modernisée est dotée d’un nouveau volant en cuir avec des commandes capacitives, des matériaux plus nobles, des commandes numériques de climatisation et les derniers cadrans numériques et info-divertissements de Volkswagen.

L’un des principaux avantages du break par rapport au fastback est sa ligne de toit plus plate et plus longue, qui ajoute 11 mm de hauteur libre à l’avant et 48 mm à l’arrière. Un autre avantage est un coffre plus grand, mais les 110 litres supplémentaires sont perdus pour la batterie de l’eHybrid. Au moins, vous pouvez encore obtenir 1497 litres en rabattant la banquette arrière.

Dois-je en acheter un ?

Le Shooting Brake offre un peu plus d’espace que son frère fastback sans rien sacrifier en termes de performance ou de dynamisme.

Si vous êtes séduit par sa conception, qu’elle nécessite parfois beaucoup d’espace et que vous aimez l’idée de pouvoir la conduire comme un VE, elle mérite d’être prise en considération.

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