Maserati MC20 Cielo


Languissant. Ce n’est pas un adjectif que l’on a tendance à associer aux supercars, mais il y a quelque chose dans l’habitacle de la Maserati Cielo. Maserati MC20 CieloC’est le caractère de Cielo qui vous fait penser à ce mot, même lorsque vous êtes en train de craquer. Pourquoi ? Non pas parce qu’il est paresseux, mais parce que son puits profond de capacités vous permet de vous sentir étonnamment détendu.

C’est une voiture sur laquelle on peut s’appuyer, même sur des routes difficiles. Elle est extrêmement rapide, avec 620 ch à distribuer et, encore plus pratique, un couple de 538 lb ft facile d’accès. Elle possède des freins massifs en fibre de carbone qui ne faiblissent pas. Son noyau structurel est en fibre de carbone et, même après décapitation, ce noyau est exceptionnellement rigide. Ses roues sont suspendues à des doubles triangles à ressorts hélicoïdaux, dont l’amortissement est à la fois adaptatif et réglable. Et quatre modes de gestion dynamique – Wet, GT, Sport et Corsa – révèlent un caractère très varié obtenu grâce à un répertoire dynamique impressionnant.

C’est un répertoire qui reflète la longue histoire de Maserati dans la construction de voitures au raffinement puissant et au style élégant, pour un effet satisfaisant. Ce n’est pas une voiture qui crie la vitesse avec des aides visuelles aérodynamiques, un excès d’entrées d’air, un visage menaçant ou des couleurs sauvages. « Elle est élégante, mais pas arrogante », explique Gianluca Antinori, son directeur technique.

L’insouciance dynamique de la MC20 Cielo ne doit pas être confondue avec un manque de talent hardcore. Notre essai se déroule dans une campagne proche de l’Etna, dont on peut souvent sentir l’odeur sulfureuse dans l’air. Les routes sont un mélange de routes ouvertes, de routes étroites, de routes endommagées par les inondations et de routes glissantes recouvertes de sel marin, une combinaison qui met à rude épreuve le châssis de n’importe quelle voiture.

Et donc à ces modes. Pour le confort de lecture GT, la Maserati est assez souple, bien qu’un peu élastique, sa conduite convenant bien au travail urbain ou à la croisière le long d’un front de mer, toit ouvert, vitres baissées, l’air frais traversant l’habitacle de manière succulente. Le mode Sport peut être utilisé la plupart du temps, la conduite plus ferme offrant un contrôle plus complet de la carrosserie, la boîte de vitesses à huit rapports permettant d’exécuter plus facilement des mouvements plus torrides dans les rapports inférieurs, même si beaucoup préféreront pagayer eux-mêmes.

C’est dans ce contexte que la MC20 Cielo offre un mélange apparemment contradictoire de vitesse rapide, de stabilité indomptable et de confort quasi-serein. Elle s’adapte facilement aux changements de direction, aux freinages et aux changements de carrossage en milieu de virage. La fiabilité de son adhérence et de son contrôle de la carrosserie explique en partie pourquoi Maserati peut affirmer que la MC20 est une GT et une supercar.

Pourtant, ce n’est pas la fin de ses capacités, une autre dimension arrive dans la Corsa. Déclenchez ce mouvement à mi-course et vous sentez la jante de la roue se soulever comme un tendon en flexion. Les amortisseurs se raidissent à l’unisson, la Maserati est maintenant prête pour une attaque maximale. L’antipatinage est également relâché, et peut même être supprimé si vous le souhaitez. Mais ce n’est pas nécessaire, car l’intervention est tardive, voire désastreuse. Comme on peut le constater sur une route côtière salée, une glissade en grand angle et en deuxième vitesse fait appel au conducteur plutôt qu’à l’électronique pour corriger la situation. C’est un moment qui révèle un comportement intuitif et prévisible du châssis, votre confiance dans la voiture est agréablement renforcée. C’est une voiture étonnamment maniable, et peu importe la puissance, elle est suffisamment abondante pour atteindre les 100 km/h en 2,9 secondes.

Ce qui est le même temps que pour le coupé, cette MC20 sans toit ne gagnant que 65 kg pour révéler le ciel au-dessus, cet état atteint en 12 secondes à des vitesses de conduite allant jusqu’à 31 mph. Le firmament peut également être vu avec le toit en place, le verre à cristaux liquides dispersés par des polymères passant instantanément de l’opacité à la semi-transparence.

La structure de la voiture fait l’objet d’une ingénierie de détail au moins aussi poussée, la coque en fibre de carbone de la MC20 ayant été virtuellement conçue dès le départ non seulement pour permettre une version à toit ouvert, mais aussi, ce qui est plus ambitieux, pour intégrer le matériel d’une version entièrement électrique à venir. Pour compenser une partie de la perte de torsion due à l’enlèvement du toit, on a utilisé des fibres de carbone légèrement plus épaisses dont le tissage a été réarrangé, et un support de toit en aluminium se trouve sous le pont arrière. Ce support est solidement boulonné aux tours de jambe de force arrière et au berceau du moteur, ce qui renforce considérablement l’arrière de la Cielo.

On ne peut éviter une réduction globale de la rigidité, qui n’est évidente que sur les tronçons de route très accidentés, mais Antinori affirme que la rigidité globale du Cielo est supérieure de 25 % à celle de ses concurrents. Cette rigidité contribue au raffinement relatif de la Cielo, la suppression des sons indésirables étant une mission majeure. Le bruit du vent au niveau du toit a été réduit par une mise en forme soignée des montants B et des contreforts derrière les appuis-tête, l’atténuation du bruit de la route étant également un objectif. Avec des pneus arrière de la taille d’un rouleau de jardin, vous n’éliminerez jamais le gros claquement de la gomme sur les bandes d’expansion, mais la Cielo est suffisamment civilisée pour convaincre en tant que GT et voiture de sport hardcore.

Il émet également des bruits assez intéressants, le sifflement et le bavardage occasionnels des deux turbos du V6 étant source d’intrigue, tout comme le rythme d’induction plus fort lorsque vous avez choisi le mode Corsa. Le moteur Nettuno n’est pas spécialement tuneful, mais il est doux et excitant au maximum. Il complète de façon spectaculaire une voiture au caractère profondément attachant, et qui soutient facilement la comparaison avec n’importe laquelle de ses rivales. Et c’est une joie de voir Maserati de retour en forme.