Essaie de laVolkswagen Golf GTD 2020



Qu’est-ce que c’est ?

La nouvelle Golf GTD n’est pas une voiture à hayon performante, du moins selon Volkswagen.

L’entreprise préfère plutôt appeler son nouveau diesel sportif « athlète d’endurance », en mettant l’accent sur ses qualités sur longue distance. Non pas qu’il soit lent. Il prend en charge le sprint de 0-62 mph en 7,1 secondes et atteint 152 mph, soit une amélioration de 0,3 seconde et 9 mph par rapport à l’ancien modèle Mk7.

La Mk8 Golf GTD utilise la dernière version du moteur diesel EA2288 Evo de Volkswagen, un quatre cylindres de 2,0 litres turbocompressé qui développe 197 ch (16 ch de plus que la Mk7 Golf GTD) et pèse 295 lb-pi. À titre de comparaison, le moteur turbo essence 2,0 litres de la Golf GTI développe 242 ch et 273 lb-pi. Parmi ses rivales, la Ford Focus ST EcoBlue et son turbo diesel de 2,0 litres représentent peut-être la plus grande menace, avec 187 ch et 309 lb-pi.

Contrairement à la dernière Golf GTI, qui peut être spécifiée avec une boîte manuelle à six vitesses, la nouvelle Golf GTD est proposée exclusivement avec une boîte à sept vitesses à double embrayage avec palettes de changement de vitesse montées sur le volant. Le moteur révisé utilise deux filtres à réduction catalytique sélective (SCR) avec double injection d’AdBlue. Selon VW, ils réduisent considérablement les émissions de NOx par rapport à l’ancien moteur de la Golf GTD. Les émissions de CO2 sont de 137g/km et la consommation de carburant du WLTP est de 51,4-54,3 mpg.

En tout, il existe trois modes de conduite : Eco, Comfort et Sport, avec un réglage individuel supplémentaire pour adapter à votre goût les réactions de l’accélérateur, de la boîte de vitesses, de la direction et des amortisseurs.

En dessous, elle utilise la même disposition de suspension que la Golf GTI – jambes de force MacPherson à l’avant, multibras à l’arrière – avec une hauteur de conduite inférieure de 15 mm à celle des autres modèles de Golf et la nouvelle fonction Vehicle Dynamics Manager de VW, qui contrôle à la fois le différentiel électronique (XDS+) et les amortisseurs adaptatifs.

La dernière Golf GTD suit de près la formule stylistique utilisée pour toutes les Golf GTD au fil des ans en empruntant certains éléments de conception de l’actuelle Golf GTI et, conformément aux récents développements de VW, de la Golf GTE à moteur essence-électrique. Les ajouts sportifs sont relativement sobres mais suffisants pour la marquer comme une offre plus sportive. Les dimensions des roues vont de 17 à 19 pouces.

A quoi ça ressemble ?

A l’intérieur, tout est très contemporain, avec un minimum d’appareillage. Il y a un volant sport avec des commandes tactiles capacitives et un affichage numérique des instruments de 10,3 pouces. On remarque beaucoup de plastique noir brillant et dur dans le tableau de bord, et des matériaux moins que parfaits sont hors de vue. Cependant, la qualité de construction et la clarté des écrans numériques sont d’une précision que l’on ne trouve pas dans les véhicules diesel concurrents. Il est également assez facile à utiliser, même si certains menus du système d’info-divertissement sont excessivement profonds.

Le moteur est assez réactif et, selon les normes du diesel, il est prêt à tourner en mode Sport. Les performances sont dictées par le couple : la poussée est forte à partir d’un peu plus de 1500 tr/min et elle augmente en intensité jusqu’à près de 4000 tr/min, ce qui donne à la Golf GTD une accélération assez puissante en prise de vitesse.

Malgré l’urgence de la mise en route, ce diesel est le plus heureux dans la gamme moyenne en mode confort, où il offre une flexibilité exceptionnelle et une croisière détendue à grande vitesse. Il y a un certain bavardage marqué au démarrage par temps froid, mais il se calme en se réchauffant et offre un raffinement mécanique acceptable sur les longs trajets.

La boîte de vitesses à double embrayage s’en sort bien, permettant des passages de vitesses rapides et en douceur lors des accélérations. Elle est cependant moins impressionnante en ville, où elle peut être un peu tardive lors des rétrogradations, ce qui fait qu’il arrive parfois que l’on ait une légère dérive de la transmission dans les embouteillages.

Malgré le poids de son moteur diesel, le GTD tourne bien et offre le type d’adhérence que l’on attend d’un vrai bolide, en maintenant la ligne choisie même à des vitesses de virage assez élevées. Il est aussi très stable. Le roulis de caisse se développe progressivement, mais il reste bien contenu dans les limites élevées d’adhérence offertes par les pneus Dunlop Winter Sport SP 235/35 R19 de notre voiture d’essai.

La conduite est moins indulgente que sur les autres diesels, avec un mouvement vertical plus important sur les surfaces inégales, mais elle continue à offrir une excellente absorption et n’est jamais rude.

Dois-je en acheter un ?

La nouvelle Golf GTD est donc à la hauteur de sa réputation de plus sportive de toutes les Golf à moteur diesel. Un « athlète d’endurance » ? Vous voyez le point de vue de VW.

Elle n’est pas aussi engageante ni aussi rapide que la Golf GTI, mais elle présente un réel attrait par son caractère dynamique et sa conduite détendue. C’est une voiture facile et peu exigeante, dont la dynamique posée et l’économie impressionnante en font une option très complète.

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